Je les vois s’avancer
– des hommes
Aux liens plus forts
qu’une famille
Pendant des années
dans la paix – vivent-ils
Dans la mutualité
et la coopération
J’entends leurs
projets – quotidien
Jamais un seul ne
mange sans penser aux autres
L’affection si réciproque
qui les unit
Fait d’eux une
nation manifestement forte –
Mais j’observe leur
cœur – le cœur de l’homme
Rapide à oublier –
comme le vent qui souffle
Les bienfaits
sont facilement effacés de la mémoire
A l’ombre d’un
seul mécontentement
Quelques années
plus tard, je les revois
Chacun de son
cote – ils avancent les têtes opposées
On croirait à
peine qu’ils étaient une nation – pourtant
Une simple incompréhension
a réussi à les diviser
Dès l’enfance j’ai
bien voulu comprendre
Pourquoi des années
d’amitié disparaissent en une seule nuit
Pourquoi on met
autant de temps à construire
Mais une seule
minute suffit pour détruire
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